
Dans la troisième circonscription, Mathieu Lavarenne est candidat « pour bâtir un rassemblement populaire de citoyens », au-delà du clivage droite-gauche, selon lui largement dépassé.
L’intégralité du « programme de gouvernement » de Mathieu Lavarenne est disponible sur internet, à l’adresse www.plateforme2007.net. Mais en attendant - probablement au lendemain de ces élections législatives - de donner un nom au nouveau parti politique qu’il a créé avec quelques amis, le Sundgauvien sillonne la circonscription de Thann-Altkirch en expliquant inlassablement la « révolution » qu’il appelle de ses vœux. Porte-drapeau d’un mouvement qui présente quatre candidats, sur l’ensemble du territoire français, à ces élections législatives, le benjamin du conseil municipal de Mooslargue a milité au sein de l’association Attac avant de rejoindre, lors de l’élection présidentielle de 2002, le Pôle républicain de Jean-Pierre Chevènement. C’est sous l’étiquette chevènementiste qu’il se présente d’ailleurs aux élections législatives, il y a cinq ans, à Colmar.
« Un nouveau Bretton Woods »
La page chevènementiste tournée, c’est dans sa circonscription « d’attachement et de rattachement » qu’il défend ses idées. Lesquelles sont tout de même marquées par le logiciel chevènementiste, notamment lorsque Mathieu Lavarenne propose de dépasser le traditionnel clivage droite-gauche. « Le clivage politique fondamental oppose d’une part les "gestionnaires" qui veulent que nous nous soumettions aux règles de l’Organisation mondiale du commerce, de l’Union européenne, aux firmes multinationales et à la finance globalisée et, d’autre part, les "politiques" qui pensent qu’il faut combattre cette évolution et lui imposer des règles et des exigences salariales, sociales et environnementales », estime Mathieu Lavarenne qui ajoute : « Les premiers pensent que les sociétés s’organisent spontanément, les seconds qu’elles sont construites par l’action politique ».
Ayant fait campagne pour le "Non" lors du référendum sur le projet de Constitution européenne, Mathieu Lavarenne s’affiche souverainiste. Il prône notamment « un retour de la France sur la scène internationale ». « La France doit être capable de proposer un nouveau "Bretton woods", une conférence permettant, comme en 1944, de changer les règles du commerce mondiale et de la finance ». Défendant l’équilibre institutionnel de la Ve République, Mathieu Lavarenne propose « la revalorisation du travail » et le maintien des services publics de proximité. Concernant l’école, il souhaite le renforcement des heures consacrées aux apprentissages fondamentaux et le développement de l’alternance. « Contre le sentiment de fatalité et les promesses de "mesures miracles", il nous faut montrer que notre avenir sera bâti par des politiques qui ont actuellement besoin d’une profonde réorientation, pour rompre avec l’idéologie de la globalisation et du "tout marché" et leur redonner une cohérence d’ensemble autour de l’autorité de l’État et de l’action publique », conclut Mathieu Lavarenne.
Laurent Bodin
Photo L. B.
www.alsapresse.com Editions de Thann et d’Altkirch
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