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Mathieu Lavarenne


Votre candidat pour la 3ème circonscription du Haut-Rhin

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Aucun regret, toujours déterminés...
11 juin 2007
Tout d’abord, merci à toutes celles et ceux qui ont voté pour « Lavarenne – Plateforme2007 » et qui nous ont fait confiance. Merci aussi à celles et ceux qui ont participé de près ou de loin aux coulisses de cette campagne. Celle-ci a pris fin pour nous, mais ce n’est pas pour autant que nous allons nous arrêter en chemin, car l’initiative politique que nous venons d’impulser, grâce à vous, n’en est qu’à ses débuts.

On pourra peut-être nous demander si le contexte politique peu favorable rendait judicieux une candidature comme la nôtre, et s’il n’était pas trop tôt pour nous lancer. Mais il y a toujours de très bonnes raisons de considérer qu’il est trop tôt… avant qu’il ne soit trop tard. Devant l’ampleur des problèmes de notre temps, liés à la globalisation, il aurait fallu que nous commencions déjà il y a 30 ans, si nous avions pu… or ces temps-là étaient encore pour nous celui des babils et des biberons.

Alors, certes, le score réalisé ce dimanche (0.51%) n’est pas mirobolant dans l’ensemble, sauf au niveau local avec 34% des suffrages à Mooslargue [1], mais c’est avec lucidité que nous nous étions lancés dans la mêlée électorale, et c’est toujours avec lucidité que nous continuerons à développer notre programme de gouvernement, à exposer notre diagnostic et à affiner nos analyses, qui n’ont rien perdu de leur pertinence. Les réactions des citoyens que nous avons rencontrés dans cette campagne nous l’ont d’ailleurs confirmé.

Nous avions annoncé d’emblée que notre initiative s’inscrirait sur le long terme. Bâtir un nouveau rassemblement de citoyens ne peut se faire d’un coup de baguette magique. Il fallait que nous montrions que ce projet ne se résumerait pas à un énième club de réflexion, incapable de se présenter devant les électeurs, de débattre sur la place publique et de s’organiser institutionnellement. Il en allait de notre crédibilité. Sans compter d’ailleurs que l’expérience politique, engrangée au cours de cette campagne électorale, est toujours bonne à prendre. En définitive : pas de regret, mais toujours de la détermination. Car l’enjeu est de taille et l’urgence réelle.

Au niveau national, ce scrutin du 10 juin 2007 a par ailleurs été marqué par une abstention de près de 40%, record inégalé sous la Vème République, alors que la participation lors de la présidentielle avait atteint des sommets historiques (85%). A croire que les législatives ont perdu de leurs enjeux… On peut assurément y voir, non seulement un signe du malaise politique persistant malgré les apparences, mais aussi un effet secondaire de la réforme du quinquennat, voté par referendum en 2000, et la décision consécutive de faire coïncider la présidentielle et les législatives. Ces dernières se trouvent dorénavant systématiquement dans l’ombre de la première, transformées en une simple chambre d’enregistrement des résultats de l’élection présidentielle. Au prétexte de rendre impossible une nouvelle cohabitation (après celles de 1986-88 ; de 1993-95 et de 1997-2002), en rejetant grossièrement la faute sur les institutions, les hommes politiques du moment n’ont fait que masquer leur propre indigence. En effet, pourquoi y aurait-il eu des cohabitations s’ils avaient été à la hauteur des enjeux ? S’ils avaient répondu aux attentes des Français ? Il est certes plus facile de rejeter la faute sur le dos de ce peuple indocile et inconstant qui empêcherait les “gens sérieux” de travailler à la “modernisation” de cette France soi-disant en retard.

Ainsi, nous, citoyens, nous sommes fait voler une élection, et museler un peu plus. Mais il ne tient qu’à nous de nous réapproprier la politique. Pour cela, nous devons la considérer pour ce qu’elle est : ni comme une providence qui devrait subvenir à tous nos désirs immédiats, ni comme le grand Léviathan dévoreur des libertés individuelles, mais comme quelque chose de difficile et d’exigeant, de pas toujours gratifiant, comme un devoir civique, nécessaire à la construction de notre avenir et de celui de nos enfants.

La campagne législative est terminée, sans doute. Mais pour nous, tout ne fait que commencer. Dès le 1er juillet, un congrès national va se réunir pour fonder ce rassemblement populaire dont nous n’étions que l’esquisse. A la fin de l’été, une Université d’été se tiendra dans un lieu encore à déterminer. Mais déjà, plus localement, je proposerai très bientôt la création d’un “comité local” de Plateforme2007 et l’organisation de “cafés politiques”, pour débattre avec les citoyens que vous êtes et prolonger notre contre-expertise civique de la pensée unique dominante.

Dès aujourd’hui, contactez-moi pour en savoir plus, soutenez-nous selon vos possibilités, si vous souhaitez participer activement à la refondation de notre politique.

Mathieu LAVARENNE

[1] Contre 54% à Jean-Luc Reitzer, 4% à Martine Diffor. Merci particulièrement à celles et ceux qui m’ont soutenu, par leurs conseils, par leur écoute, par leurs questions, par leur aide financière, et/ou par leur bulletin de vote.


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